Dimanche 20/02/2000
Stade : Colonel Stadium
Temps : Bleu roi
Ballon :
Mickey & Minnie et Pluto
Début des hostilités :
10H30
Fin des hostilités :
11H30
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Le soleil darde à peine ses premiers rayons timides,
au travers de quelques nuages crémeux qui moutonnent dans leur prairie
azurée, que déjà six fighteux pénètrent dans l’arène : une
révolution dans le très bourdieusien champ Bload Bowlistique, un
Fight aux aurores.
N’ont été conviés que les présents potentiels ;
éliminés, les crapauds de bénitier, tout à leur ferveur, louant
un Seigneur bien chétif aux côtés du Dieu Fight (mais reconnaissons
que le boycott de cette catégorie de joueurs n’a pas porté grand
préjudice à l’assemblée struggleuse, tant il est vrai que le paganisme
intrinsèque au Fight Véritable contraint les plus orthodoxes des
monothéistes à blasphémer plus promptement qu’un Vernaudon retourne
sa veste) ; éliminés aussi, les êtres inférieurs au fanatisme
déficient, que l’aube calme des mers du sud entraîne vers la vague
(pour la seuf) ; éliminés enfin, les tristes addicts à toute
autre drogue qu’un sain Twister, pochonneux, ivrognes, sniffeurs
ou pichasseurs, désespérés traqueurs d’espoir dans la jungle d’une
nuit trop brutale, l’œil glauque et le genou branlant, le front
exsudant sur un coin d’oreiller le trop-plein d’émotions amassé
dans la nuit. Et, pourtant, lequel de ces vaillants guerriers, fiers
et debout dans l’arène, le regard fixé sur la ligne de Touchdown
adverse, oui, lequel dormait sagement la veille au soir ? Aucun.
Aucun, car le Bload Bowl n’est pas affaire de forme physique, de
désir ou d’instants choisis : il n’est affaire que de courage,
de gloire et d’abnégation.
Mais, parmi ces stakhanovistes du T’arrachage bien
fait, il en est deux qui, en cette aube Napoléonienne, restent crucifiés
dans les tribunes : Glove
Spirit, la tête bien trop profondément coincée dans le sphincter
pour pouvoir ajuster la moindre passe, et ‘Ike, la sacro-iliaque
dans les chevilles, pour avoir salué son Vinz de manière un peu
trop appuyée, la veille au soir.
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Vous Êtes « The Wall »
Jeff ?
« Ykon-Stass » Vincent
« Extasy » Taina
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« Growing » Jimminus
« Spliting Nose » Vaitahi
« Jingle Bells » Noël
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Score
5-10
Note 13/20
Player of the Game : Vaitahi.
Meilleurs Marqueurs : Noël (5), Vaitahi (4),
Jeff (2), Vincent (2), Taina (1), Jimminus (1).
Blessés : Jeff (Déchirure épaule, Tout Seul).
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Les trois Nains gèrent impeccablement
leur Dwarf Team et Jingle
Bells confirme les pronostics nés de son surprenant retour ;
mais Ykon-Stass n’est plus d’humeur Rosiesque et Vous Êtes, tout heureux de son nouveau baptême, montre par ses Blocks
qu’il est tout autant The
Wall que d’autres sont Killer.
Avec une Extasy un peu surprise de la mobilité de
Jingle Bells, mais tout
à fait honorable, ils tiennent le choc de la jeunesse (3-3, 4-5,
5-6).
Mais ce cinquième point,
superbe lob en déséquilibre d’Ykon-Stass
capté en haute altitude par le Moogway,
sonne le réveil d’un Spliting Nose déjà hyper-actif. Deux Assists
+ deux Rushs = quatre points, c’est une formule bien connue sur
les ardoises des Coachs pour plier une partie, mais elle a aussi
son chiffre corollaire : trois titres de MVP dans les quatre
derniers matchs, un record inédit pour un joueur non parvenu au
Statut suprême.
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Le p’tit Vinz débarque avec
son sourire enjôleur à la Indiana
Jones, tout frais pour injecter un peu de puissance blitzeuse
dans une équipe désertée par un Moogway.
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Vous Êtes « The Wall »
Jeff ?
« Ykon-Stass » Vincent
« Indiana Jones » Vinz
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« Growing » Jimminus
« Spliting Nose » Vaitahi
« Jingle Bells » Noël
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Score 10-7
Note 14/20
Player of the Game : Jeff.
Meilleurs Marqueurs : Jeff (6), Noël (5),
Jimminus (2), Vincent (2), Vinz (2).
Blessés : Jimminus (Bload Bowl Elbow, Tout Seul).
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Déjà esquissé au match précédent, le « The Wall Rush » prend forme :
ici, pas de vitesse, pas de feintes, juste un rouleau compresseur
nommé Le Jeff, et qui avance, imperturbable,
broyant les corps, piétinant les âmes, pour ne trouver d’asile et
de repos qu’en un en-but adverse.
Le beau jeu est toujours du côté de Jimminus, auteur
du Dunk of the Month, mais les caméras se concentrent désormais
sur deux joueurs aux styles différents mais tout aussi efficaces :
The Wall, meneur d’hommes, Blockeur infranchissable
et terrible attaquant (6 points, record personnel), et Jingle Bells, toujours démarqué, sournois,
habile et discret (5 points sur les 7 de son équipe).
Tout le match est là, et, si Indiana Jones connut des heures plus belliqueuses, c’est bien la petite
baisse de régime des Têtards mythiques qui permettra à Ykon-Stass de se livrer à sa spécialité,
les double écrans, pour liquider dans l’œuf tout espoir de remontée.
Moins d’une heure pour ces
deux matchs, mais un épuisement qui en vaut bien quatre : c’est
l’enseignement de ce trois contre trois passé de mode, mais dont
les espaces et le Fight sans répit ne peuvent que réveiller, en
chaque cœur Senseïesque, la nostalgie des Temps Anciens.
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