Dimanche 30/04/2000
Stade : Hamuta
Temps : lumineux
Ballon : Mickey, Minnie et Pluto
Début des hostilités : 14H30
Fin des hostilités : 18H15

 

 

Pas de nouvelles recrues en ce Fight détourné en urgence sur le Stade mythique après avoir été programmé au Colonel Stadium. Mais la visite des épisodiques Sweet Bambi et Purple Rain (en retard quand même), et du spécialiste de l’archivage Seb Le Bagnard : n’ayant jamais joué, il s’adonne aux joies du commentaire avec un certain talent, secondé par Vous Êtes et Fouras, souffrant de céphalées spongiformes. Les lignes qui suivent ne sont pas exemptes de leurs subtiles analyses.

 

Game 1

 

Fight ‘Ike                  

« Growing » Jimminus                  

« Spliting Nose » Vaitahi                          

Extasy « Moogway » Taina                  

« Jingle Bells » Noël / Bogoss Hei-Arii

 

 

 

 

« Glove Spirit » David

                   « Defense » Joul

                          « The Troll » Alexis

                 « Big Daddy » Ludovic

                     « Dolce Vita » Aimée

                   « Maverick » Dominick

 

Score                   10-8

Note                   15/20

Player of the Game : Taina.

Meilleurs Marqueurs : Ludovic (5), Taina (4), Noël (2), Maverick (2), Vaitahi (2), Jimminus (1), ‘Ike (1), David (1).

Blessés : Jimminus (Œil Crevé, par Joul), Taina (Noyade, en Twister), Ludovic (Mâchoire Décrochée, par Hei-Arii ; Crampe Mollet), Maverick (Pied Tailladé, Tout Seul).

 

Ce qui pouvait s’apparenter à une formalité pour une Dream Team agrémentée de deux gigoteurs s’avère rapidement plus compliqué. Le mur défensif constitué par Joul, The Troll et Big Daddy permet à Glove Spirit de construire son jeu en paix, pour un Maverick offensif et une Dolce Vita hargneuse. Mais en face, Extasy parvient à se faufiler (4 Touchdowns), et participe même aux Twisters, ce qui lui vaut une esthétique noyade, doublée d’une plus esthétique encore réanimation par son capitaine. Essuyant d’un revers quelques vomissures javellisées, elle retourne au combat, le panache flottant, le sourire aux lèvres et les poumons pleins.

Les Stars jouent beaucoup à une touche de balle, Spliting Nose place son petit U-Boat, Jimminus sa petite passe aveugle, mais c’est surtout leur adversaire Big Daddy qui se fait remarquer en explosant les Stats des Blockeurs  avec des Rushs surpuissants (5 Touchdowns).

Après de suggestifs va-et-vient, le score se stabilise à 8-8. Il est temps pour le Moogway, revenu de ses vapeurs, d’arracher un statut de MVP par une réception impossible (9-8), et pour ‘Ike de montrer qu’il existe encore avec sa traditionnelle balle de match : Interception, Coast to Coast, Dunk.

La prestation de ce qu’il convient d’appeler la bleusaille soulève cependant une question : est-elle si performante, ou est-ce la Dream Team qui faiblit ?

***

Un peu de féminité dans ce monde de brutes.

 

Game 2

 

Fight ‘Ike                  

« The Troll » Alexis                  

« Dolce Vita » Aimée                            

« Sweet Bambi » Lucie
 

 

 

 
« Glove Spirit » David

                   « Defense » Joul

                   Bogoss Hei-Arii

« Purple Rain » Marion

 

Score                   10-8

Note                   14/20

Player of the Game :  ‘Ike.

Meilleurs Marqueurs : Hei-Arii (5), Lucie (4), ‘Ike (3), Alexis (2), Marion (1), Joul (1), David (1).

Blessés : David (Doigt Sectionné, par Alexis).

 

Champion de l’écran, le Joul ! Trioliste convaincu, il enlace Dolce Vita et Sweet Bambi pour laisser une Purple Rain radieuse parader dans l’en-but. Mais c’est Bogoss qui lance un festival de Touchdowns, Purple Rain ne devant le sien qu’à la galanterie de Joul, qui lui présente le ballon devant la Margelle au lieu de marquer.

Las d’être mené, ‘Ike confie la défense à Dolce Vita, assez coriace pour contenir Purple Rain. Dégagé de ses obligations défensives, il retrouve ses sensations de Blitzer (5 Assists, 3 Dunks).

Bogoss et Glove Spirit tentent encore un baroud d’honneur, mais ce dernier soupire devant le manque de Feeling de ses coéquipiers, et The Troll sait user de psychologie pour calmer certaines ardeurs offensives.

C’est alors que la tarte au citron concoctée par Aimée répand son fumet sur le Stade : ‘Ike, la bave aux lèvres, se voit obligé de conclure.

***

Game 3

 

Fight ‘Ike                  

« The Troll » Alexis                  

« Sweet Bambi » Lucie
 

 

 

 
« Glove Spirit » David

                                      Bogoss Hei-Arii

« Purple Rain » Marion

 

 

Score                   10-5

Note                   12/20

Player of the Game :  Alexis.

Meilleurs Marqueurs : ‘Ike (5), Lucie (3), Alexis (2), David (2), Hei-Arii (2), Marion (1).

Blessés : Néant.

Seul match peu équilibré de la journée (les trois autres se concluant sur le score bien fighteux de 10-8), cette configuration est cependant souhaitée par le candide Hei-Arii et un Glove Spirit assoiffé de challenges. Mais un tel défi était sans doute un peu trop relevé, surtout pour un Bogoss peu avare d’approximations tactiques. Le combat des filles est également spectaculaire, entre deux conversations sur les SKO, mielleux hérauts de la guimauve en vogue, et nouveaux élus de leurs cœurs.

Le score suit bien vite le chemin tracé par les oracles, emmené par un Troll qui, non content de tout détruire sur son passage pour ouvrir la voie à son capitaine, double-blocke férocement et se permet même un Haley-Hoop non conforme à son gabarit…

***

Ils ont décroché le pompon, c’est reparti pour un dernier petit tour.

 

Game 4

 

Fight ‘Ike                  

« Glove Spirit » David                  

« Purple Rain » Marion

 

 

 
« The Troll » Alexis

                                      Bogoss Hei-Arii

« Sweet Bambi » Lucie

 

 

Score                   10-8

Note                   14/20

Player of the Game :  David.

Meilleurs Marqueurs : Marion (4), ‘Ike (3), David (3), Lucie (3), Hei-Arii (3), Alexis (2).

Blessés : David (Crampe Mollet).

 

Après l’avoir affronté par trois fois, ‘Ike retrouve son Lanceur fétiche. En sus de la passe, Glove Spirit doit jouer des muscles face à une équipe peu stratégique mais bien blockeuse. Impressionnant d’endurance, il entame ce quatrième match comme s’il s’agissait du premier. Comme à son habitude, il sera d’ailleurs le dernier à quitter le Stade.

The Troll et ses troupes alternent les originalités tactiques (pas d’attaque, puis pas de défense), mais ‘Ike connaît aussi quelques problèmes de réglage avec Purple Rain : les équipes se partagent la marque, et Bogoss réussit même à prendre l’avantage grâce à une percussion fort opportune (7-8). Mais il pêche par excès d’individualisme, contrairement à ses adversaires qui se partagent les trois derniers Touchdowns.

Les statisticiens auront noté que cette série de quatre matchs était la première de la saison. L’absence de « cogneurs » (Fouras, Ykon-Stass, et dans une moindre mesure The Wall), a sans aucun doute favorisé le jeu fluide, et ralenti le remplissage des charniers par les trépassés du Bload Bowl.

La Long Bomb, le une-deux, le lob vicieux, des valeurs fondamentales qu’on avait peut-être un peu trop vite enterrées aux côtés des victimes de ces bourins de base, réapparaissent à la grande satisfaction des Dieux elfes. Rien de commun avec l’appétit d’os broyés des divinités antédiluviennes Schting ou Fight. Leur doux regard en amande ne peut que se satisfaire d’une hémoglobine si délicatement répandue.