Dimanche 16/05/1999

Stade : Hamuta

Temps : Clair

Ballon : Grand Prix

Début des hostilités : 14H45

Fin des hostilités : 17H15

 

 

Grand retour d’une Ex-Star de sang rouge Fight, la fameuse Diesel Peggy, en l’absence partiellesque des scientifiques et néanmoins Bloadbowleux de premier plan Killer Mat Le Toucheux et Vous Êtes Jeff ?. Diesel est accompagnée d’un peu massif mais teigneux Mexicain répondant au doux nom de Hearth Engel Aito.

Toujours du côté de la bleusaille, mais d’un poids plus conséquent, on note l’arrivée du looser du Tiffany’s, le violoncelliste Rabbi Jacob Simon, et surtout celle de Bulldozer Laurent (95 kilos), allié à la grande famille Bloadbowlistique des Duvivier, mais pas du bon côté puisque c’est avec la Pons Spiderweb Aurélie qu’il s’acoquine nuitamment.

O Rosie Tout Est Blanc, enfin décidée à se ravaler la façade pour conquérir les gradés du RIMAP, débarque comme une fleur, suturée de toutes parts. Elle acquiert donc son cinquième point en fanatisme et s’adonne pieusement à l’archivage. 

 

 

 

Game 1

Fight ike                 
«Growing» Jimminus
High Touch «Fouras» Yann
«Bulldozer» Laurent 
«Duvivier» Jonathan


 

 

«Diesel» Peggy
«Hearth» Engel Aito
«Indiana Jones» Vinz
«Spliting Nose» Vaitahi
«Rabbi Jacob» Simon
«Meuh ?» Vahiti

Score                   10-3

Note                   11/20

Player of the Game : Jimminus.

Meilleurs Marqueurs : Jimminus (3), Yann (3), Jonathan (2), ‘Ike (1), Laurent (1), Vaitahi (1), Peggy (1), Engel (1).

Blessés : Peggy (Langue Arrachée, par Jimminus ; Paume Dépecée, par Jonathan, avec le concours de Mlle la Margelle), Jimminus (Tempe Explosée, par Peggy), Vinz (Crampe Mollet), Engel (Lifting Facial, par Yann).

Spliting Nose s’impose au Coaching par un Contre vorace sur son homologue Jimminus ; celui-ci se venge par un Dunk des familles autorouté par un Bulldozer très Talierciesque. Il enchaîne d’ailleurs sur un deuxième écran en coopération avec ‘Ike qui permet un Coast to Coast bondissant au père Fouras ; un petit Dunk du capitaine complète l’échauffement (3-0).

Diesel et Spliting Nose enclenchent la seconde avec leur fameuse technique de Piscine à vagues, qui consiste à déstabiliser la défense en étant, par exemple, Peggyesque ; le petit Jones ne rate pas cette occasion de s’infiltrer sournoisement (3-1).

‘Ike laisse l’initiative à ses excités lieutenants : Jimminus Rushe et offre un Assist ‘Ukiesque à Fouras, senseïement embusqué sur l’autre aile (4-1). High Touch lui renvoie la balle que le blond nain Dunke rageusement (5-1).

Vinz découvre les joies du secourisme selon ‘Ike, qui lui soigne une crampe d’un simple kuzuretitoigatame. Fouras se fait calmer en plein vol par Diesel, mais cette belle ouverture n’engendre qu’une Long Bomb Ponsesque de Rabbi Jacob, plutôt destiné au Blockage de nains.

La gestion du score n’est qu’une formalité pour ‘Ike, qui distribue trois Assist de fond de court, transformés successivement par Duvivier, Bulldozer et Fouras. Engel s’infiltre dans l’euphorie adverse et marque avec le sourire ; son égérie l’imite aussitôt (8-3), mais la remontée s’en tient là puisque Fouras écrante en faveur de Jonathan qui Duviviette Grand Prix (9-3), pour être suivi par un nain d’une autre envergure, le Dunkeur fou Jimminus.

Un premier titre de MVP échappe de peu au père Fouras, qui commet une faute impardonnable à son niveau en dunkant en touche après une jonglerie. Cette erreur laisse le trophée à un Jimminus toujours spectaculaire, mais Yann aura montré que, délivré de sa fameuse place de Coaching-Guard, il peut aussi briller sur d’autres fronts. Quant à Diesel, elle a su se montrer digne de ses antécédents tout en ne retrouvant pas l’intégralité de sa hargne légendaire…

***

L’arrivée de Mange-Cailloux interrompt les parties de Mange-Margelle improvisées pendant la pause. Le turgescent Quasimodo s’ébroue et prend place dans un silence religieux que seuls Stars et Pons de premier ordre savent imposer.

Game 2

Fight ike                 
«Growing» Jimminus
«Diesel» Peggy
«Hearth» Engel Aito
«Rabbi Jacob» Simon

 

High Touch «Fouras» Yann
«Bulldozer» Laurent 
«Duvivier» Jonathan

«Indiana Jones» Vinz
«Spliting Nose» Vaitahi
Mange-Cailloux

Score                   11-9

Note                   16/20

Player of the Game : ‘Ike.

Meilleurs Marqueurs : ‘Ike (5), Peggy (4), Jimminus (2), Yann (2), Jonathan (2), Vaitahi (2), Mange-Cailloux (2), Laurent (1).

Blessés : Engel (Crampe Mollet), Peggy (Lumbago).

 

 

La Ponserie du match revient bien sûr à Mange-Cailloux : seul en réception, mais distrait par un subtil « Regarde là-bas », coup spécial de Simon, il laisse filer un Touchdown en or à quelques centimètres de son gros blair rougeâtre. La phrase du jour lui revient également, puisque, après avoir raté une énième réception, Mange-Cailloux déclara avec éloquence :

« Eh, lance pas si haut, je suis pas Mickaël Jackson ! »

Mais passons aux aspects plus dramatiques de cette partie mémorable.

<< Des Beuarhh par milliers sonnaient par millier dans la vallée
Le carillon glorieux de l'heure fatidique
Et soulevant l'écume des piscines épiques
Ils annonçaient la fin des faibles gras et laids >>

Avec une Meuh ? déjà hors d’état d’agir (elle abandonne au troisième ballon) et un Rabbi Jacob pas très au fait des dernières données stratégiques de la WBBC, ‘Ike savait ne devoir compter que sur les Leyraux et allié ; mais voilà qu’après deux Touchdowns et deux Assists pour Diesel (4-0), le légendaire capitaine des Hamuta Fighters voit son beau-frère et néanmoins coéquipier Aito se tordre de douleur sous l’effet d’une crampe issue d’on ne sait quel produit ingurgité à l’insu de son plein gré : la défense en est radicalement changée et Duvivier réussit sa percée (4-1). Sentant le vent tourner, Jimminus exploite ses gênes dans une envolée somptueuse (5-1).

Le sage Fouras parvient effectivement à exploiter le surnombre, d’autant que Bulldozer joue parfois les Treeman en bloquant deux adversaires : les Leyraux sont contraints d’abandonner leur en-but à Mange-Cailloux, qui, après avoir observé quelques dizaines de secondes le ballon docilement échoué contre le mur, parvient quelquefois à marquer (5-2). Un sprint tout en moulinets de Spliting Nose complète cette remontée au score (5-3) que ‘Ike entrave d’un Rush en finesse (6-3). Jonathan, très agressif, se permet un petit Twister-Touchdown en solitaire pendant que High Touch assure seul la défense, puis marque à son tour (6-5).

La zone de ‘Ike étant mise en cause, il galvanise ses troupes d’un Beuarhh discret et part au Rush ; contré malgré sa feinte sournoise, il sert un Fumble à Jimminus qui prolonge en passe aveugle ; Peggy concrétise au vol cette action familiale (7-5). High Touch tient à ses Stats de Coaching et recolle lui-même au score (7-6). ‘Ike frotte alors un de ses Rushs aux tendres 95 kilos de Bulldozer et doit encore dévier sur Jimminus, qui renvoie à la volée pour laisser dunker son puissant aîné (8-6).

Mais les attaques frontales des Leyraux, choisies par ‘Ike pour faire plier les zones, laissent des ouvertures béantes à Mange-Cailloux qui plaque son deuxième Touchdown du match et se voit déjà MVP (8-7).

Bulldozer tente un sprint qui n’augmente guère sa vitesse habituelle, mais qui est assez puissant pour jouir jusqu’à l’en-but du judicieux écran de Fouras et Jones (8-8).

« On n’écrante pas un ‘Ike sur sa zone », certains adages ne sont pas assez répétés à une jeunesse présomptueuse, qui découvre pour son plus grand plaisir les joies du « Revenge Rush » (9-8). Mais Vaitahi émerge enfin dans le Moneytime pour jouer à la moulinette sur Simon et égaliser (9-9).

‘Ike est alors victime du stress et interdit à sa petite famille de perdre le match, sous peine de Fight. Terrorisé, le pauvre Jimminus décoche une Long Bomb à Diesel qui explose le vieux Fouras en marquant, puis une dernière pour le Frère Supérieur (11-9).

L’esprit Leyral hante toujours le vieux Stade.

Le show n’empêche malheureusement pas les déplorables agissements des terroristes du Cercle du Point de Croix, sombres assassins qui n’hésitent pas, au mépris de toute tradition Disneyeuse, à parsemer les Stades d’objets contondants, tels des ronces. Innocente victime de cette haine séculaire, le malheureux Grand Prix est dignement pleuré par ceux qui suivirent son brillant parcours. Blanche-Neige saura-t-elle calmer ces déviances gauchistes ? Son goût pour les pommes le laisse présager…