Vicious 130 D Amélie  

Statut: Vétéran                        Position: Blockeur               Rank: --

            Taille: 1m 67                          Poids: 68 kgs                         Berserk: 25 %

                        Recruteur: Diesel Peggy            Activité: 1995                       Matchs: > 10

Blessures infligées: Etouffements, Noyades en abysses, Câlinages abusifs.
Blessures subies: Râteaux.
Faiblesses: Négation du jeu avec ballon, Intérêts extra-BloadBowlistiques dominants, Collaboration avec l’ennemi.
Forces: Capacités respiratoires surdéveloppées, Startrope: Le Talon Aiguille.

Statistiques:      
Mouvement: 4     Touchdown  Interception    Contres
Force: 5   T’arraché     Blockage: 5   Rush
Dextérité: 3  Lancer     Réception Dunk
Armure: 6   Apnée: 1 Fair-Play   Fanatisme: 1
Feeling: 4 Provocation Leadership      Steals

Déclaration (en mai 95, à l’issue de son deuxième match, essentiellement consacré à une prise individuelle sur Fight ‘Ike):

                        « Ah, bon ? C’est déjà fini ? On a gagné ? »

Commentaire hagiographique:

Le tour de draft 95 reste l’un des plus prolifiques en matière de joueuses avec l’arrivée aux Hamuta Fighters du trio Basic EstelleWarHammer CaroVicious130 DAmélie, toutes trois recrutées par la Star Diesel Peggy. Peut-être en raison même de cette arrivée synchronisée, le staff mit un délai exceptionnellement long à percevoir les véritables qualités individuelles de ces trois Bleus. On prit ainsi plus d’une saison pour constater la suprématie pourtant évidente d’Estelle dans tous les secteurs du jeu (physique, technique, coaching). Basic reste aujourd’hui encore en tête du Hall of Fame féminin et rien ne laisse penser qu’elle puisse être détrônée prochainement. De la même manière, il fallut bien une douzaine de matchs aux dirigeants pour réaliser que Vicious Amélie n’avait de BloadBowleuse que la carrure, et que son apport à l’équipe se résumait à une désorganisation latente et à quelques émois coupables. A la fin de la saison 94-95, après sa tentative d’émasculation sur Vacha Nelson, elle fut enfin renvoyée.

            Cette carrière peu glorieuse à cheval sur les mois d’avril et de mai 1995 laisse un souvenir mitigé à la HBBS. C’est vrai, la technique du Talon Aiguille dépassait les pires Juliànesqueries en matière d’anti-jeu et provoquait nombre d’accidents plus ou moins graves selon l’intensité de la prise. Mais d’un autre côté, cette technique de blockage se révélait terriblement efficace. Pour un coach, la tentation était forte de posséder un Blockeur féminin capable d’immobiliser presque à coup sûr les plus puissants joueurs adverses; pourtant, le Talon Aiguille fut condamné et son inventrice congédiée. Alors, Vicious Amélie était-elle une dangereuse tricheuse ou une innovatrice géniale ?

            Il est probable que ce ne furent ni l’un ni l’autre, en tout cas, le débat n’est toujours pas tranché. On pense en effet maintenant que le contact des talons d’Amélie avec les parties génitales de ses adversaires ne correspondait pas uniquement, ni même essentiellement, à une tentative de blockage. Il semblerait que la frénésie sexuelle seule fût à l’origine de ce Startrope diaboliquement efficace. Deux faits confirment cette théorie. En effet, comment expliquer autrement, premièrement, que Vicious n’ait jamais appliqué le Talon Aiguille à un adversaire féminin, et deuxièmement, qu’elle soit à ce point encline à presser sa très opulente poitrine contre sa victime, élément dont l’intérêt BloadBowlistique n’apparaît pas clairement. Mais rien n’est certain, là non plus. Peut-être s’agissait-il par ce contact intime d’ôter au Blockeur adverse l’envie de s’échapper en créant une forme mammaire du chant des sirènes. Cette déclaration de Fabien l’Oublié tendrait à nous faire pencher en ce sens: ‘Avec Amélie, on ne peut jamais se dégager, mais ce qu’il y a de bien, c’est qu’on n’en a pas vraiment envie.’

            Ainsi donc, obsédée sexuelle ou génie BloadBowlistique, Vicious ‘130 D’Amélie avait de toutes manières le tort d’insinuer dans l’esprit des Fighteux des pensées hors contexte et improductives. Par ce simple constat, elle méritait bien son exclusion.

Historique:

                                             94/95: Bleu > Vétéran                                    

Jerry Mitchell (commentateur T.V. et chroniqueur à l’International BloadBowl Magazine):
« On pourra épiloguer à loisir sur les blockages pulmonaires de ‘130 D’, il ne faudra tout de même pas oublier qu’elle a parfois mené son équipe à la victoire en déclenchant des manifestations physiologiques troublantes pour ses adversaires; ce fut une meneuse d’hormones hors pair. »

R. Schting (cadre ‘Finance & Stratégie’ de la HBBS, chargé des relations avec la presse):
« Elle est de ces femelles en rut qui confondent un terrain et un cabaret, une pom-pom girl sur le retour engagée par erreur. »