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Blessures infligées: Etouffements, Noyades en abysses,
Câlinages abusifs.
Blessures subies: Râteaux.
Faiblesses: Négation du jeu avec ballon,
Intérêts extra-BloadBowlistiques dominants, Collaboration
avec l’ennemi.
Forces: Capacités
respiratoires surdéveloppées, Startrope: Le
Talon Aiguille.
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Commentaire hagiographique:
Le tour de draft 95 reste l’un des plus
prolifiques en matière de joueuses avec l’arrivée aux Hamuta
Fighters du trio Basic Estelle – WarHammer Caro – Vicious ‘130 D’ Amélie, toutes trois
recrutées par la Star Diesel Peggy. Peut-être en raison même de cette
arrivée synchronisée, le staff mit un délai exceptionnellement
long à percevoir les véritables qualités individuelles de
ces trois Bleus. On prit ainsi plus d’une saison pour constater
la suprématie pourtant évidente d’Estelle dans tous les secteurs
du jeu (physique, technique, coaching). Basic reste
aujourd’hui encore en tête du Hall of Fame féminin et rien
ne laisse penser qu’elle puisse être détrônée prochainement.
De la même manière, il fallut bien une douzaine de matchs
aux dirigeants pour réaliser que Vicious Amélie n’avait
de BloadBowleuse que la carrure, et que son apport à l’équipe
se résumait à une désorganisation latente et à quelques émois
coupables. A la fin de la saison 94-95, après sa tentative
d’émasculation sur Vacha Nelson, elle fut enfin
renvoyée.
Cette carrière peu glorieuse à cheval sur les mois
d’avril et de mai 1995 laisse un souvenir mitigé à la HBBS.
C’est vrai, la technique du Talon Aiguille dépassait les pires
Juliànesqueries en matière d’anti-jeu et provoquait nombre
d’accidents plus ou moins graves selon l’intensité de la prise.
Mais d’un autre côté, cette technique de blockage se révélait
terriblement efficace. Pour un coach, la tentation était forte
de posséder un Blockeur féminin capable d’immobiliser presque
à coup sûr les plus puissants joueurs adverses; pourtant,
le Talon Aiguille fut condamné et son inventrice congédiée.
Alors, Vicious Amélie était-elle une dangereuse tricheuse
ou une innovatrice géniale ?
Il est probable que ce ne furent ni l’un ni l’autre,
en tout cas, le débat n’est toujours pas tranché. On pense
en effet maintenant que le contact des talons d’Amélie avec
les parties génitales de ses adversaires ne correspondait
pas uniquement, ni même essentiellement, à une tentative de
blockage. Il semblerait que la frénésie sexuelle seule fût
à l’origine de ce Startrope diaboliquement efficace. Deux
faits confirment cette théorie. En effet, comment expliquer
autrement, premièrement, que Vicious n’ait jamais appliqué
le Talon Aiguille à un adversaire féminin, et deuxièmement,
qu’elle soit à ce point encline à presser sa très opulente
poitrine contre sa victime, élément dont l’intérêt BloadBowlistique
n’apparaît pas clairement. Mais rien n’est certain, là non
plus. Peut-être s’agissait-il par ce contact intime d’ôter
au Blockeur adverse l’envie de s’échapper en créant une forme
mammaire du chant des sirènes. Cette déclaration de Fabien l’Oublié tendrait à nous faire pencher en ce sens:
‘Avec Amélie, on ne peut jamais se dégager, mais ce qu’il
y a de bien, c’est qu’on n’en a pas vraiment envie.’
Ainsi donc, obsédée sexuelle ou génie BloadBowlistique,
Vicious ‘130 D’Amélie avait de toutes manières le tort
d’insinuer dans l’esprit des Fighteux des pensées hors contexte
et improductives. Par ce simple constat, elle méritait bien
son exclusion.
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Jerry Mitchell (commentateur T.V.
et chroniqueur à l’International BloadBowl Magazine):
« On pourra épiloguer à loisir sur
les blockages pulmonaires de ‘130 D’, il ne faudra tout de même pas oublier qu’elle a parfois
mené son équipe à la victoire en déclenchant des manifestations
physiologiques troublantes pour ses adversaires; ce fut une
meneuse d’hormones hors pair. »
R. Schting (cadre ‘Finance & Stratégie’ de la HBBS, chargé des relations
avec la presse):
«
Elle est de ces femelles en rut qui confondent un terrain
et un cabaret, une pom-pom girl sur le retour engagée par
erreur. »
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