Shark      Patrick  


Statut: Vétéran           Position: Blockeur               Rank: --

            Taille: 1m 85                          Poids: 81 kgs                         Berserk: 40 %

                        Recruteur: Fight ‘Ike            Activité: 96 > 97                   Matchs: = 04

Blessures infligées: Compressions & Broiements, Morsures.
Blessures subies: Noyades, Vexations.
Faiblesses: Arrogance entraînant le durcissement du jeu, Faible confiance en ses partenaires, Piètre sens du collectif, Fierté déplacée & Susceptibilité.
Forces:   Sourire carnassier, Santé de fer, Déplacement sous-marin ultra performant.

Statistiques:      
Mouvement: 6     Touchdown   Interception    Contres
Force: 9   T’arraché: 2    Blockage: 1  Rush: 3
Dextérité: 5 Lancer     Réception   Dunk
Armure: 7 Apnée: 4  Fair-Play   Fanatisme ?
Feeling: 4  Provocation: 5 Leadership: 4     Steals

Déclaration (en Mai 96, lors de son premier match, à 3-3 face à la Dream Team)
« Allez ! On se les fait ! Mike, tu vas pleurer ta mère ! » (note de l’auteur: cette phrase connaîtra une destinée particulière dans la HBBS.)

Commentaire hagiographique:


SubmarineUBCécile ne mit guère longtemps a être imitée. Dès la saison 95-96, son U-Boat fut copié dans tous les styles et par tous les joueurs avec des résultats également navrants. En mai 96, un jeune Bleu plein de morgue et de muscles, Shark Patrick, le réinventa, sans même en connaître l’existence, face à la Dream Team 96 qui assurait son baptême du feu.

            D’une virginité totale en matière de BloadBowl, cette recrue de fin de saison impressionna les joueurs, les dirigeants et les supporters de la HBBS par son tempérament belliqueux et cette surprenante inspiration, qui le poussa, comme Submarine avant lui, à plonger avec le ballon au fond de la piscine. Mais à la différence de Cécile et de ses successeurs, le Rush U-Boat de Patrick surprit véritablement la défense. Killer MatLe Toucheux’, pris de vitesse, ne put que lui donner un coup de pied tandis qu’il passait à sa hauteur, FlashAirLuke se présenta face à lui pour l’arrêter mais Patrick eut l’intelligence d’utiliser ces deux jambes lui barrant le passage comme un nouveau point d’appui, et, de sa main libre, se propulsa vers l’avant en tirant violemment sur le mollet qu’il avait saisi, déséquilibrant par la même le défenseur. Et poursuivant toujours sa progression vers l’en-but. Les spectateurs du stade se levèrent; les objectifs des caméras sous-marines passèrent en mode zoom.

            Flash Luke renversé, KMT bloqué par un soutien offensif tardif des coéquipiers de Shark, Patrick refit enfin surface et se présenta seul face au Blitzer de la Dream Team. Sans le savoir, il venait déjà de rentrer dans l’Historique du BloadBowl par cette toute première réussite d’un U-Boat, mais l’exploit serait incomparablement plus retentissant s’il parvenait en sus à marquer. Fight ‘Ike en avait bien conscience et utilisa une de ses techniques de défense (dites ‘à deux balles’, sic transit The Wall Jeff) dont il possède le secret et qui ne sera pas dévoilé ici. Disons simplement que Shark Patrick ne marqua point le Touchdown qui aurait fait sa gloire.

            Cette première action d’éclat ébranla cependant fortement la Dream Team. Et Shark Patrick, déjà taquin avant le match, développa soudain une irresponsable propension à la provocation. Devenu ainsi Coach dès son premier match, il entraîna avec lui l’ensemble de son équipe dans cette voie périlleuse, et la Dream Team se trouva impitoyablement chambrée. Réunis autour de leur héros pourfendeur de Stars, ses adversaires criaient déjà sa première chute. Une nouvelle fois…

            Fight ’Ike demanda donc à son Blockeur de ne plus s’occuper du tout du ballon (KMT n’eut aucun mal à suivre cette consigne) pour prendre le joueur concerné en individuelle. Et on n’entendit plus parler de Shark Patrick jusqu’à la fin du match.

            Pourtant promu au statut d’Espoir dès le match suivant, Shark ne se remit jamais vraiment de cette première expérience intime avec le Blockeur de la Dream Team. Ses joyeuses provocations de débutant tournèrent au persiflage aigre. Il sécha les entraînements, multiplia les altercations avec les autres joueurs, adversaires ou coéquipiers, refusa de reconnaître en sa progression statutaire un gage d’estime. Après cinq matchs en tout et pour tout, il abandonna le BloadBowl. Il avait trop bien réussi son entrée.

Historique:

                                                95/96: Bleu > Espoir                                                  

Blockeur Rank: 2nd. 

3rd au nombre de victimes
3rd au pourcentage de Fights gagnés
3rd au Rush

Jerry Mitchell (commentateur T.V. et chroniqueur à l’International BloadBowl Magazine):
« Intimement persuadé d’être le meilleur joueur sur le terrain et incapable de le prouver, Shark Patrick sombra rapidement dans la morosité. Il doit d’ailleurs à cet orgueil peu éclairé sa décision discutable de mettre un terme à sa prometteuse carrière de Blockeur. »

R. Schting (cadre ‘Finance & Stratégie’ de la HBBS, chargé des relations avec la presse):
« Shark Patrick ? L’aurait dû en rester au squash… »