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Blessures infligées: Compressions & Broiements,
Morsures.
Blessures subies: Noyades, Vexations.
Faiblesses: Arrogance entraînant le durcissement
du jeu, Faible confiance en ses partenaires, Piètre sens du
collectif, Fierté déplacée & Susceptibilité.
Forces: Sourire
carnassier, Santé de fer, Déplacement sous-marin ultra performant.
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Commentaire hagiographique:
Submarine ‘UB’ Cécile ne mit guère longtemps
a être imitée. Dès la saison 95-96, son U-Boat fut copié dans
tous les styles et par tous les joueurs avec des résultats
également navrants. En mai 96, un jeune Bleu plein de morgue
et de muscles, Shark Patrick, le réinventa,
sans même en connaître l’existence, face à la Dream Team 96
qui assurait son baptême du feu.
D’une virginité totale en matière de BloadBowl, cette
recrue de fin de saison impressionna les joueurs, les dirigeants
et les supporters de la HBBS par son tempérament belliqueux
et cette surprenante inspiration, qui le poussa, comme Submarine
avant lui, à plonger avec le ballon au fond de la piscine.
Mais à la différence de Cécile et de ses successeurs, le Rush
U-Boat de Patrick surprit véritablement la défense. Killer Mat ‘Le Toucheux’, pris de vitesse,
ne put que lui donner un coup de pied tandis qu’il passait
à sa hauteur, Flash ‘Air’ Luke se présenta face à lui pour l’arrêter mais Patrick eut l’intelligence
d’utiliser ces deux jambes lui barrant le passage comme un
nouveau point d’appui, et, de sa main libre, se propulsa vers
l’avant en tirant violemment sur le mollet qu’il avait saisi,
déséquilibrant par la même le défenseur. Et poursuivant toujours
sa progression vers l’en-but. Les spectateurs du stade se
levèrent; les objectifs des caméras sous-marines passèrent
en mode zoom.
Flash Luke renversé, KMT bloqué par un soutien
offensif tardif des coéquipiers de Shark, Patrick refit
enfin surface et se présenta seul face au Blitzer de la Dream
Team. Sans le savoir, il venait déjà de rentrer dans l’Historique
du BloadBowl par cette toute première réussite d’un U-Boat,
mais l’exploit serait incomparablement plus retentissant s’il
parvenait en sus à marquer. Fight ‘Ike en avait bien
conscience et utilisa une de ses techniques de défense (dites
‘à deux balles’, sic transit The Wall Jeff) dont il possède le secret et qui ne sera pas dévoilé ici.
Disons simplement que Shark Patrick ne marqua point
le Touchdown qui aurait fait sa gloire.
Cette première action d’éclat ébranla cependant fortement
la Dream Team. Et Shark Patrick, déjà taquin avant
le match, développa soudain une irresponsable propension à
la provocation. Devenu ainsi Coach dès son premier match,
il entraîna avec lui l’ensemble de son équipe dans cette voie
périlleuse, et la Dream Team se trouva impitoyablement chambrée.
Réunis autour de leur héros pourfendeur de Stars, ses adversaires
criaient déjà sa première chute. Une nouvelle fois…
Fight ’Ike demanda donc à son Blockeur de ne
plus s’occuper du tout du ballon (KMT n’eut aucun mal à suivre
cette consigne) pour prendre le joueur concerné en individuelle.
Et on n’entendit plus parler de Shark Patrick jusqu’à
la fin du match.
Pourtant promu au statut d’Espoir dès le match suivant,
Shark ne se remit jamais vraiment de cette première
expérience intime avec le Blockeur de la Dream Team. Ses joyeuses
provocations de débutant tournèrent au persiflage aigre. Il
sécha les entraînements, multiplia les altercations avec les
autres joueurs, adversaires ou coéquipiers, refusa de reconnaître
en sa progression statutaire un gage d’estime. Après cinq
matchs en tout et pour tout, il abandonna le BloadBowl. Il
avait trop bien réussi son entrée.
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