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Blessures infligées: Coups de coude, Dénonciations
aux arbitres.
Blessures subies: Sarcasmes, Plaquages contre les rebords, Contres sur
le nez.
Faiblesses: Irrespect de la hiérarchie
statutaire, Manque d’assiduité, Trop grande confiance en soi,
Jeu personnel, Absence totale de Fair-Play, Vanité, Compréhension
déviante du BloadBowl, Mauvais perdant.
Forces: Art
du Lancer.
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Déclaration (en mai 95, à son Receveur SpringGum Sandra après une tentative
de passe avortée):
« Mais tu
le savais bien que j’allais te faire la passe, puisque tu
étais démarquée ! Alors tu pouvais pas te retourner,
grognasse ? Ca m’énerve, ça ! »
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Commentaire
hagiographique :
Looser Dam, recruté à la
mi-saison 94-95 en même temps que Julien le Bour’hin et KnockOut Raph, connut une carrière
controversée à la HBBS. Ses premiers matchs trahirent une
absence totale de Feeling BloadBowlistique et furent proches
du lamentable. Damien accumula en effet les fautes et les
défauts. Il ne montrait aucune disposition pour le block malgré
sa carrure honorable, il semblait sujet aux crampes et aux
essoufflements rapides, et, surtout, il faisait preuve de
mauvaise volonté en exigeant de jouer en lieu et place de
Flash ‘air’ Luke sous prétexte
qu’il était un ‘Lanceur né’ et qu’il s’agissait là de sa ‘véritable
place’.
Il obtint rapidement, par cette méthode, son statut
de Pons. Il gagna aussi de se retrouver sur le banc des remplaçants
comme sparring-partner de la Dream Team. Mais du coup, nourrissant
toujours une prétention singulière, il fut le premier à concevoir
l’ambition de battre une Dream Team en unifiant les Bleus,
Vétérans, Pons et Espoirs de la HBBS. Il n’y parvint jamais,
évidemment, car les Myst
Orion, ElPibe Jùlian, Flash Luke, Fight ‘Ike
et Diesel
Peggy d’alors s’avéraient nettement supérieurs; mais
il réussit au moins à se faire remarquer au poste de Lanceur
de son équipe faite de bric et de broc. Sa grande gueule lui
avait permis de s’imposer comme coach de cette formation,
malgré la réticence de bons joueurs comme Submarine ‘U-B’ Cécile ou Beuh Nikô, quelques peu récalcitrants à obéir à un Lanceur
moins capé qu’eux, et détenteur du statut de Pons. Mais Looser,
s’il s’avéra un coach risible, put enfin démontrer à cette
occasion ses dons pour le Lancer.
Il quitta ce match la tête haute, sans même être mauvais
perdant malgré le 10-2 subit par ses troupes, et avec l’impression
d’avoir prouvé quelque chose. On réétudia son cas. Quelques
voix proposèrent de muer son statut de Pons en statut de Vétéran,
mais les défauts pesaient encore bien plus lourd que les qualités,
et cette suggestion fut rejetée. Par contre, Looser
Dam obtint finalement un réajustement de sa position, qui
glissa de Basic à Lanceur. Il atteignit ainsi son but, être
reconnu comme un Lanceur à part entière, et devint le remplaçant
officiel de Flash ‘air’ Luke aux Hamuta Fighters.
C’est dire qu’il ne joua quasiment plus de toute la
saison suivante (95-96), n’étant rappelé qu’une fois en mai
96 pour palier l’unique absence de Flash. Il démontra
une nouvelle fois à cette occasion la précision de sa main
droite, qui lui permit d’être classé à la quatrième place
du Hall of Fame des Lanceurs, et l’étendue de son mauvais
caractère de looser, également.
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Jerry
Mitchell (commentateur T.V.
et chroniqueur à l’International BloadBowl Magazine):
« Lancer le ballon. Avoir toutes les
caméras braquées sur soi. Looser Dam ne jouait que
pour ça. Estimant, à juste titre, qu’il était le plus précis
dans cet exercice, il ne laissait à personne d’autre le soin
de partir avec la balle en main. Seulement voilà: le rôle
du Lanceur n’est pas seulement d’être le premier attaquant,
il est aussi l’ultime défenseur. Et lorsque la défense interceptait
ou récupérait sa balle et partait en contre, Damien était
trop occupé à pester contre ses Receveurs maladroits ou malchanceux
pour se préoccuper de défendre son camp. Il devait sans doute
estimer qu’un artiste tel que lui n’avait pas à s’occuper
des travaux guerriers. »
R. Schting (cadre ‘Finance & Stratégie’ de la HBBS, chargé des relations
avec la presse):
« A la HBBS, nous n’avons rien contre
l’ambition, même affichée, à condition qu’elle soit contenue
dans les limites du réalisable. Looser Dam aurait dû comprendre
qu’il ne suffit pas de savoir lancer le ballon au bon endroit
pour devenir un bon Lanceur. Il faut aussi l’envoyer au bon
moment et à la bonne personne, ce qui nécessite une certaine
expérience du jeu et un minimum de Feeling. »
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