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Commentaire hagiographique:
L’histoire
de Wet Lips "Crapoton"
Elodie est un conte de fée qui commence dans
les bas-fonds d’une ruelle miteuse pour s’achever au
sommet de l’Olympe.
Juillet 1999. La jeune fille termine son adolescence
en écumant les bars sordides. Sa forte personnalité
séduit les rôdeurs, mais, avec ses cheveux verdâtres
et son maquillage de vampire, elle semble vouée au triste
destin des enfants de la rue. C’est alors que son regard
croise celui de la Dream Team, en déplacement dans la
région… amusées, les Stars observent les premières brasses
maladroites de Wet
Lips et de sa comparse Sékolène.
Ce jour-là, le niveau des deux jeunes marginales ne
frappe personne : à peine remarque-t-on que cette
Sékolène est vraiment nulle.
Wet Lips
mettra une année complète à s’évader de son carcan lépreux.
Une année pour disputer quelques matchs, pour plonger,
pour caresser le Ballon. Une année pour effacer les
autres. Une année pour marcher vers la lumière.
Juillet 2000. Oubliés les bouges, les fréquentations
inavouables et les chemins de perdition. Jeune avocate,
Wet Lips ne limite pas ses ambitions au barreau.
Sans scrupules, elle séduit le joueur le plus influent
de la South Pacific League : Fight ‘Ike. Malgré les recommandations de ses homologues
des autres fédérations, le Senseï ne tarde pas à céder :
son "Crapoton" (c’est ainsi qu’il la nomme affectueusement)
place ses pions.
Rien n’est joué cependant : si Wet Lips vise bien le Statut suprême, tous les autres
prétendants en sont conscients et entravent sa route.
Et mener le Capitaine des Hamuta Fighters par le bout
du ballon ne suffit pas, loin s’en faut : une longue
liste de candidates malheureuses est là pour en témoigner.
Mais cette terrible séductrice ne compte pas
s’arrêter en chemin, et elle a d’autres atouts. Délaissant
la voie de la corruption, elle travaille inlassablement
son jeu. A force de sacrifices, elle rejoint les meilleurs
dans bien des secteurs de jeu. Redoutable Têtard, elle
devient aussi un Coach innovateur et performant. En
quelques mois, elle s’impose comme le meilleur élément
féminin de la South Pacific League. Malgré ses sautes
d’humeur, ses absences récurrentes lors des grands rendez-vous,
et des mains souvent huileuses en réception, le Conseil
des Sages ouvre un œil de plus en plus attentif à ses
faits d’armes. Elle conquiert un à un tous les suffrages,
mais le puissant Senseï Flash "Air" Luke reste sceptique. Pour mériter
le Statut hors du commun auquel elle aspire, l’impétrante
doit écraser un joueur en vogue. Sournoisement, elle
choisit le Blockeur hurlant Ykon-Stass Vincent. Le dominant dans tous les compartiments de
jeu, elle le couvre d’injures et de mépris. Flash cède.
Le 20
juin 2001, Wet Lips est proclamée Star.
La troisième fille accédant au Statut suprême prononce
alors cette sentence définitive, reproduite par l’ensemble
des médias : "c’est parce que je suis vraiment
la meilleure". Par ces quelques mots gravés au
fronton de tous les édifices Bload Bowlistico-féministes,
Wet Lips "Crapoton"
Elodie démontre qu’elle rassemble les mêmes compétences
de son mentor : soif de Fight, sens du Fight, esprit
du Fight, et modestie.
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