|
Blessures infligées: Noyades en abysses, Etouffements,
Démembrements divers, Nez dans l’œil.
Blessures subies: Fracture du nez, Déplacement des cloisons nasales.
Faiblesses: Manque d’enthousiasme, Défaut
de communication avec le staff technique et les partenaires,
Gros nez.
Forces: Absence
d’états d’âme (voire d’âme tout court), Action nasale, Startrope
: Le Petit Grégory.
|
|
Commentaire hagiographique:
« Fais comme le Nikôôôôôô,
Il vit de Fight, de chair fraîche,
Le Nikôôôôôô,
C’est pourquoi nul ne l’empêche,
Le Nikôôôôôô,
D’avoir l’nez gros. »
Chant
23 des Hamuta Boys (virage Sud).
Comme on l’aura compris, les particularités
physionomiques de Beuh Nikô contribuèrent
énormément à sa légende BloadBowlistique. Nez en moins, il
serait regrettable qu’elles fassent oublier ses prodigieuses
qualités de Blockeur qui définirent les normes du genre: force,
agressivité, endurance. Ces compétences se retrouvent aujourd’hui
chez tous les Blockeurs de la WBBL, et cependant, aucun n’incarnera
jamais l’essence de cette ingrate position comme le fit Nikô.
Les rushers de tous pays raconteront encore longtemps à leurs
petits-enfants indisciplinés que l’ogre Beuh viendra les dévorer
s’ils ne finissent pas leur quota de Princes Rae-Rae. Et,
dans la Ligue Pacifique Sud, les Blockeurs des deux équipes
font toujours leur entrée sur le terrain affublés de gibbosités
nasales postiches, en hommage au grand maître disparu.
Beuh Nikô fut la première Star internationalement
reconnue des Hamuta Fighters, où il ne joua pourtant qu’une
saison et demie. Et cependant, il demeure encore dans toutes
les mémoires. A la HBBS, il ne fallut pas moins que la promotion
du surdoué Myst Orion pour que son souvenir s’efface quelque peu, et pour que son
statut de Star se mute en Ex-Star. Mais même déchu, il hante
encore l’imaginaire de tous les porteurs de balle que les
abysses des piscines angoissent.
|
|
Jerry Mitchell (commentateur T.V.
et chroniqueur à l’International BloadBowl Magazine):
« Ma grand-mère me disait toujours:
‘Méfie-toi des gros nez, ils sont là pour masquer quelque
chose’. Elle avait tort, Beuh Nikô n’a jamais cherché à dissimuler ses instincts primitifs. A
cette époque où la censure ne protégeait pas encore la jeunesse
lors de la retransmission des matchs, il aurait peut-être
mieux fallu. »
R. Schting (cadre ‘Finance & Stratégie’ de la HBBS, chargé des relations
avec la presse):
« Beuh Nikô, ce n’est pas
seulement la quintessence du Blockeur, ce n’est pas seulement
le drame d’une disparition prématurée, c’est aussi et surtout
le seul joueur de la HBBS à avoir tenté de manger le ballon
au cours d’une partie. »
|